Voyage en Février-Mars 2010

"Pour moi, c’est la première fois, pas l’Afrique mais le Mali. Nous atterrissons en pleine nuit (4h30) à Sévaré (aéroport de Mopti). Heureusement, Bernard nous a réservé une chambre chez « Mac » où nous pouvons profiter de quelques heures de sommeil avant de nous lancer dans la chaleur et sur les pistes. Je découvre Mopti puis Bandiagara.
Après une halte nocturne chez Ambara Kodio (le directeur de l’école d’Idiély Na), nous atteignons le village. Je ne suis pas trop dépaysée car j’ai déjà vu beaucoup de photos : l’école, le collège, la falaise, la dune, le village à flanc de falaise, les pompes, les jardins,… Il y a beaucoup de monde à notre arrivée.

arrivée février 2010

Je découvre le campement chez David où nous resterons le temps de notre séjour (10 jours). Il fait chaud et surtout, il souffle un vent fort qui durera 3 jours. Notre séjour se passe bien malgré une chaleur inhabituelle pour la saison. Nous alternons promenades (visite des villages voisins), siestes, réunions avec les femmes et l’association villageoise pour l’avancement de nos projets communs, activités de rangement et de plantations, les repas (qui auraient du être uniformément »riz-sauce » sans l’initiative de Bernard de faire le marché avant l’arrivée au village) et nuits à la belle étoile chez David..village 2010oignons 2010

Pour nous remercier, le village organise la veille de notre départ une fête avec sortie des masques. Ces fêtes Dogons sont célèbres et ont un sens culturel très fort.danses 2010danses2010

Le retour est fatiguant et ce n’est pas sans nostalgie que je quitte ce pays. »

Marie-Yvonne

BILAN

Le but de ce voyage était de faire le point sur les différents projets menés conjointement par l’association et les villageois.

Nous sommes trois membres de l’association à participer à ce voyage. Sur les 10 jours passés au village, nous avons pu rencontrer le groupement des femmes, l’association villageoise, le chef du village, et faire une réunion en assemblée générale.

Bilan avec le groupement des femmes voir

Microcrédit :

La 1ière tranche du micocrédit est remboursée. La totalité du remboursement (250 000 FCFA de capital et 25 000 FCFA d’intérêts) est redistribuée à 55 femmes à raison de 5 000FCFA/femme aux mêmes conditions qu’initialement. Le groupement des femmes demande s’il serait possible de doubler le microcrédit pour en faire profiter plus de femmes. Nous répondons qu’à terme ce sera sans doute possible, mais probablement en plusieurs versements.Moulin à mil : Les femmes n’en veulent pas pour le moment car la gestion leur semble trop compliquée.

réunion microcrédit femmes
Métier à tisser :

Les femmes nous disent ne pas avoir le temps ni pour une formation, ni pour tisser. Elles proposent de remettre le métier au tisserand du village. Nous leur rappelons que le métier leur appartient et que si elles veulent le remettre au tisserand, il faut négocier une contre partie. Conclusion : le métier sera prêté, elles engageront le tisserand pour faire le travail. Il faudrait 2 sacs de 100kg de coton brut qu’elles fileront pour l’associer au fil de coton déjà fourni avec le métier.

Jardin :
Les femmes maintiennent leur demande de juillet 2009 pour avoir un jardin « avec de l’eau ». L’attribution du jardin expérimental semblait acquise à cette date, mais apparemment, elles n’ont pas pu commencer l’exploitation.

Bilan Jardin voir:

Le jardin pose problème. Ca ne marche pas : Il y a des problèmes de sable, de semences et de participation des parents d’élèves. Le principe de location des plates bandes décidé en Juillet 2009 ne fonctionne pas. Il n’est pas facile d’acquitter le prix de location. Nous demandons s’ils veulent continuer. L’investissement a déjà été important et nous ne financerons pas la suite tant que ce qui a déjà été fait n’est pas exploité. Une suggestion est avancée : y planter des arbres, mais cela ne correspond pas à l’investissement réalisé ni à l’objectif d’apport pour l’alimentation scolaire.

Pour l’instant, les décisions prises sont :

  • Les plates bandes exploitées continueront à l’être
  • sur le reste du terrain, on met des arbres
  • le petit jardin (jardin expérimental) sera attribué aux femmes

Du fait de la non réalisation du jardin potager, le projet « alimentation scolaire » est en stand-by. Pour l’instant, le village n’a pas d’autres suggestions pour ce projet.
Rappel : il faut protéger le réservoir souple installé en juillet 2009. Dès que les photos montrant que le muret est fait, nous financerons le hangar.

jardin potager 2010rénion 2010

Bilan voiture :


Nous n’avons pas pu voir les comptes.
Il semblerait que la voiture ne rapporte pas assez. Il y a eu des frais : galerie, banc, pneus…
Six mois supplémentaires sont envisagés pour faire travailler la voiture vers la plaine où elle rapporterai peut-être plus.
Nous suggérons que si les charges sont trop lourdes, il vaut mieux la vendre. La vente remboursera les frais de dédouanement qui ont fait l’objet d’un prêt, et le reste servira à l’achat de vivres pour les enfants de l’école. .

Bilan école et collège voir :

Serge a apporté en janvier : des panneaux solaires (installés sur le toit de l’école), des livres pour la bibliothèque, une télévision avec lecteurs vidéos bandes et dvd, des documentaires, du matériel de sport (ballons, maillots, raquettes …).
Tout ce matériel est apprécié par les instituteurs et les élèves.

bibliothèque école 2010
panneaux solaires 2010

Villages voisins :

Nous avons été sollicités par le directeur de l’école de Komokani ( à environ 3 kms d’Idiély Na). L’école est semblable à celle d’Idiély Na (210 élèves, 3 classes).

Les besoins exprimés sont :

  • l’électrification d’une classe, d’un bureau,
  • du matériel pédagogique,
  • du matériel sportif
  • des semences de légumes pour un jardin scolaire, en complément à la cantine déjà existante.

école Nombori

Nous avons rencontré et discuté avec les jardiniers de Nombori et d'Idiély Gotanga avec qui Serge a travaillé et pour lesquels l'association a financé du grillage.