BILAN

Visite du jardin en juillet:

Comme annoncé par Ambara, le jardin potager est effectivement en standby depuis la récolte des tomates semées en janvier et des pommes de terres. Dommage, nous n’avons pas eu à ce moment là ni photos, ni commentaires mais on nous confirme que la production a vraiment été bonne.
Les plates bandes ne se distinguent pas de l’herbe qui recouvre la dune en cette saison des pluies….
Point positif: les arbres ont été arrosés et se portent bien, le moringa est partiellement conservé et entretenu.

jardinjardin 2 les fruitiersfruitiers

Réunion:

Une réunion avec le Chef, le Président de l’APE, des villageois présents ( beaucoup sont aux champs pour la journée ou la semaine) nous permet de demander pourquoi cet arrêt du potager.

Plusieurs raisons sont avancées:

  • L’absence de mobilisation des villageois pour la mise en route a découragé les quelques volontaires et même les deux jardiniers. Le bénévolat pose problème.
  • Le temps pris au jardin serait du temps qui n’est pas consacré aux autres cultures: la peur de laisser les autres cultures dont on connaît les risques pour une plus inconnue.
  • La chaleur et le vent de sable .
  • L’eau qui risquerait de manquer, l’eau qui devait être pompée.

Divers points abordés au cours de la discussion :

  • L’opportunité du maraîchage: les présents réaffirment qu’ils veulent poursuivre mais qu’ils ne peuvent travailler le jardin toute l'année.
  • La question du temps consacré au jardin: le temps de mise en place est important et les villageois ont l’impression que le jardin nécessite plusieurs heures de travail par plate bande et par jour.
  • La question du choix et de l’investissement dans des techniques, de leur « rentabilité » est abordée par les membres de l'association: le coût du matériel est disproportionné pour un jardin qui ne produirait que quelques

semaines. Le matériel est prévu pour un jardin qui produit plusieurs mois dans l’année.

  • Le problème du temps: la mise en place des plates bandes nécessite un travail conséquent mais le temps de travail quotidien est réduit si les techniques sont utilisées: goutte à goutte, des voiles.
  • Le problème de l'eau, du temps de pompage doit être réglé: l’installation du réservoir d'eau est nécessaire pour que le travail s’organise à l'avenir.

Premières perspectives:

Le chef affirme que le projet va marcher qu’ils vont s’organiser, se mettre au travail.
Nous demandons:
Qui se met au travail ? Comment ? : les présents affirment que les gens travailleront s'ils ont un intérêt direct, s'ils ont la production pour eux. L’attribution de plates bandes à des personnes est donc proposée clairement: celui qui a une plate bande a la production de sa plate bande….
Et la cantine ? : celui qui bénéficie d’une plate bande verse une somme annuelle à la caisse de la cantine : la somme proposée est modeste : 3000 cfa pour une plate bande.

Notre questionnement :

Le revenu à la caisse de l’école est modeste, devra donc être largement complété par d’autres ressources pour parvenir à l’objectif cantine.
Les légumes bénéficieront aux familles: à combien de familles? la diversification alimentaire sera t-elle réelle pour les enfants en particulier ?

AVANCEES DU PROJET

Sur le terrain

Au cours des jours qui suivent au jardin des volontaires ont effectué:
- Préparation de la plate forme pour accueillir le réserve souple et procéder aux essais
- Désherbage du jardin expérimental
- Plantation de moringa le long de la clôture du grand jardin.Désherbage du jardintravail au jardin

Nous retournons à Bandiagara pour chercher le réservoir souple ( acheminé entre Paris et Bamako en avion puis en voiture depuis Bamako) et une pompe thermique.
moto pour Douroudéchargement du matérieldéchargement du matérielchargement charrettecharrette pour le village

- Installation du réservoir, vidange du puits et remplissage du réservoir. La bonne surprise : le puits en cette saison donne environ 25 m3 par jour, plus qu’escompté. Le réservoir est opérationnel, plein il contient 15 m3 ce qui permet un arrosage jardin et arbres d’une dizaine de jours, les tuyaux débitent avec pression. Il incombe au village d’organiser la protection du réservoir.
installation du réservoir souple 1installation réservoir souple 2réservoirpompe, puitspompepuits après pompageremplissageréservoir rempli partiellementréservoir partiellement rempli

Dernières discussions sur l’organisation du jardin avant notre départ :

Le chef s’engage à mettre en place l’attribution des plates bandes à partir de septembre ( après la récolte de mil), nous nous mettons d’accord sur un maxi de 2 plates bandes par personne, utilisation du goutte à goutte, culture la + permanente possible, versement de 3000 cfa par plate bande.
Le village doit construire un muret de protection pour la citerne souple et prévoir un hangar au dessus.
Le matériel ( citerne, pompe) est pour le moment prêté au village, mis à disposition.

Négociations avec le chef pour la participation des femmes au jardin:

Les femmes réitèrent leur demande depuis janvier. Après discussion en présence de Yana présidente du groupement, le chef finit par accepter le principe: si les femmes veulent des plates bandes elles en auront. Nous négocions l’attribution du jardin expérimental.

Contacts:

Nous rencontrons le technicien agricole de Dourou : Mohamed Ould Zeïni, à qui nous exposons le projet . Ses missions d’agent d’état sont des missions de conseil technique pour les villageois de la commune de Dourou qui « viennent » à lui. Il peut éventuellement intervenir pour des suivis et conseils sur demande et sur place moyennant dédommagement. Il est d’accord pour faire une visite à Idiély Na afin de se rendre compte sur place.